Inazuma Eleven 3 : Les Ogres Attaquent

Mon avis sur Inazuma Eleven 3
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Sorti à l’origine sur Nintendo DS au pays du soleil levant, Inazuma Eleven 3 : Les Ogres Attaquent débarquait pour la St. Valentin et en exclusivité sur Nintendo 3DS en France. Que vaut cette nouvelle itération de la saga mêlant jeu de rôle et football ? Toutes les réponses à vos questions dans les paragraphes qui suivent.

Il était une fois…

Le scénario d’Inazuma Eleven 3 : Les Ogres Attaquent reprend à peine quelques mois après la fin du volet précédent. Mark Evans et ses amis ont battu l’équipe extraterrestre qui tentait de détruire tous les collèges ayant une équipe de football et les jeunes japonais s’adonnent sans souci à leur loisir préféré. Mais c’est sans compter avec le prochain défi, le Football Frontier International.

Mark et ses amis, ainsi qu’une multitude d’anciens ennemis, ont été conviés afin d’être sélectionnés dans l’équipe représentant le Japon pour ce championnat international. Parallèlement, 80 ans plus tard, une équipe surpuissante, les Ogres, est envoyée dans le passé afin d’anéantir l’équipe Japonaise pour éviter que la passion du football détruise la société. On aura rarement été autant incrédule devant un pitch de jeu de rôle.

Après quasiment une heure de cinématiques et dialogues confus et indigestes, on contrôle enfin Mark et sa troupe pour nos premiers pas dans le monde d’Inazuma Eleven 3. Enfin, c’est parti pour un premier match après un tutoriel bien trop court. Suivant le modèle des J-RPG de ces cinq dernières années, le gameplay se dévoile au compte-gouttes mais en laissant de côté des éléments cruciaux tels que la pause tactique, certainement supposés connus des habitués de la saga.

Un néophyte sera laissé à l’abandon, heureusement les premières rencontres sont assez simples pour se faire la main sans trop en baver. On apprend ainsi facilement à contrôler ses 4 ou 11 joueurs, selon le style de la rencontre (foot de rue ou match officiel), grâce au stylet, à faire des passes et à utiliser les actions (dribble, tackle, blocage…) et coups spéciaux offensifs et défensifs. Tout le gameplay se déroule sur l’écran du bas, que ce soit en match ou lors de vos déplacements, l’écran du haut ne servant qu’à afficher le score ou la carte.

Malheureusement, ces premières rencontres sont continuellement interrompues et entrecoupées de dialogues et cinématiques, concernant de temps en temps des personnages secondaires n’ayant aucune importance dans ce 3ème opus d’Inazuma Eleven. Le premier gros défaut du jeu est donc, de manière flagrante, le game flow, ou fluidité du jeu. Le joueur se retrouve constamment interrompu dans ses actions à coups de dialogues à rallonge. Heureusement, le scénario ainsi que les personnages gagnent un peu en intérêt après trois à quatre heures de jeu et on aura moins tendance à attendre simplement de pouvoir sauvegarder pour arrêter de jouer.

Attrapez-les tous !

Dès le second chapitre du jeu, le joueur a la possibilité de recruter de nouveaux joueurs pour l’équipe nationale et ce de deux manières différentes. La première consiste à battre une équipe de foot de rue et d’accepter l’un de ses membres s’il souhaite rejoindre Mark et ses amis. La seconde requiert des jetons, bleus, jaunes ou rouges, qui s’utilisent avec une machine à Gashapon. Le recrutement de nouveaux personnages permet de compléter son équipe et de remplacer des joueurs aux capacités redondantes ou simplement des éléments moins bons que le reste de l’équipe. On repassera quant à l’utilité d’avoir un premier chapitre entièrement dédié au match de sélection pour intégrer l’équipe nationale, au final il suffira de se faire battre dans la rue par Mark pour rejoindre le championnat du monde.

Comme dans tout bon jeu de rôle, chaque joueur a des statistiques telles que la défense, l’attaque, la vitesse ou la force de frappe, mais également un poste spécifique (qui peut être gardien, attaquant, défenseur ou milieu de terrain), ainsi que des capacités spéciales. Divisées en quatre catégories, ces dernières dépendent d’un rapport de force élémental très classique, à savoir que la terre bat le feu, le feu bat le bois, le bois bat l’air et l’air bat la terre. En plus d’ajouter un peu de tactique au soft, ces coups spéciaux sont à l’origine de jolies animations totalement démesurées quand ils sont utilisés en match. Il n’est en effet pas rare de voir des dragons, golems ou autres entités mythologiques apparaître afin d’apporter leur soutien sur une frappe ou un blocage.

La belle et le libéro

Toute équipe de football a besoin d’entrainement afin de progresser, et les Inazuma n’échappent pas à la règle. Pour augmenter le niveau de vos joueurs , il faudra vous promener dans Tokyo et, à la manière d’un Pokémon, participer à des rencontres aléatoires. Nous en parlions plus haut, vous allez rencontrer un nombre improbable d’équipes de foot de rue dans des matchs appelés défis. Ceux-ci présentent tous le même schéma : une condition de victoire très simple, comme par exemple marquer en premier ou intercepter une passe adverse. Ne dépassant que rarement les 30 secondes, ces défis sont le moyen le plus sûr d’améliorer son équipe.

De temps en temps, vous devrez participer à un match officiel. Ceux-ci sont découpés en deux mi-temps de 5 minutes chacune et rapportent une grande quantité d’expérience. De plus, un mode tournoi est disponible, dans lequel vous pouvez jouer une série de matchs afin de vous entraîner, en plus de gagner, évidemment, de l’expérience pour vos joueurs.

Malheureusement, une certaine lassitude s’installe très rapidement suite au trop petit nombre de défis et à la redondance des matchs et de la tactique à utiliser. C’est avec beaucoup de mal qu’on s’efforce à de poursuivre l’aventure pendant la quinzaine d’heures nécessaires à la boucler.

Portage d’un jeu DS oblige, Inazuma Eleven 3 ne brille pas par la qualité de ses graphismes sur la dernière portable de Nintendo. Bien que le jeu soit loin d’être moche, on notera tout de même un cruel manque d’inspiration sur les environnements et bâtiments, très austères. Les personnages, quant à eux, sont dans un style légèrement SD (super deformed, donc un petit corps pour une grosse tête) du plus bel effet, rappelant quelque peu les personnages des premiers jeux Pokémon. Du côté sonore, l’ambiance est bien travaillée, on regrettera par contre des musiques rapidement ennuyantes.